Jeune Flaneur

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Flâner en Tunisie

“Tes souvenirs se voilent
Tu vois passer le tram
Et la blancheur des voiles
Des femmes tenant un fils
Et l’odeur du jasmin
Qu’il tenait dans ses mains
Au Café des Délices”

La blancheur, le jasmin, le café des délices. Autant de symboles lyriques et pittoresques de la Tunisie qui furent célébrés avec mélancolie par Patrick Bruel. Un sentiment de nostalgie que je fus amené à partager lorsque je quittai Tunis pour rentrer dans mon Paris natal.

Au départ de cette nostalgie : une envie d’évasion, une envie de renouer avec la chaleur du soleil et de trouver un échappatoire à la grisaille parisienne. Ces attentes et ces désirs alimentés par une année de dur labeur trouvèrent leur réponse et leur assouvissement au pays du Jasmin.
Une escapade dans ce pays dont l’histoire et les contrées m’avaient été introduite par les récits de vie, de voyage et les histoires de famille de mes amis tunisiens.

Mes premiers pas sur le tarmac furent le moment d’une réconciliation avec le climat méditerranéen. Ce climat qui se distingue par sa chaleur et qui s’accompagne bien souvent d’une brise accordée avec clémence par la mer. Cette mer presque omniprésente qui me laissait croire à un atterrissage sur l’eau depuis le hublot.
A la sortie de l’aéroport : un décor méditerranéen presque typique des pays maghrébins avec ces palmiers dessinant routes et paysages.

Ma première escapade fut le moment d’un renouement avec l’histoire de la Tunisie, un voyage dans le passé jusqu’à la période de la présence romaine en Afrique du Nord. Ce retour en arrière se fit d’abord au détour de Carthage, la deuxième Rome, joyau de l’empire romain.
Plus particulièrement à travers les thermes d’Antonin, témoignage de l’histoire glorieuse de cette ville dont l’étendue et les vestiges font état de cette incroyable époque. Ces bains publics datant du IIe siècle de notre ère, dont il ne reste désormais que les fondations m’offraient une vue imprenable sur la mer. Les ruines composées entre autre de tablettes de marbre laissaient à ressentir une fascination propre à ces reliques du passé.

Cette découverte des thermes d’Antonin fut suivie par une visite de la colline de Byrsa. Cette dernière surplombant la ville de Carthage abrita une ancienne citadelle punique. Ces ruines plus anciennes encore que celles des vestiges romains évoqués précédemment, en font un joyau de l’archéologie et de l’histoire tunisienne.
A son sommet, parmi les ruines puniques, fut construite la cathédrale Saint-Louis de Carthage, témoignage de la présence chrétienne dans la région.

L’importance millénaire de cet endroit me parvint alors lorsque je fus saisi par ce panorama singulier qui offre une vue sur Carthage et ses eaux depuis les hauteurs.

Ce spectacle du passé m’emmena donc à visiter le musée du Bardo. Ce dernier m’offrit alors une balade majestueuse à travers les époques. Au détour des salles et des allées vides de monde, je ressentis une relation presque privilégiée avec ces mosaïques, ces sculptures, ces ornements et autres pièces qui témoignent d’un temps et d’événements qui n’existaient que dans mes livres.

Cet élan de découverte et de balade dans le passé se transposa alors dans les allées étroites de la « médina », la vieille ville de Tunis.
« La blancheur des maisons », Patrick Bruel le disait déjà dans sa chanson, et ici c’est ce qui me frappa, la beauté de la médina résidait dans ses habitations emblématiques teintées de blanc. Ce même blanc qui était alors mis en valeur par des contrastes de couleur. Ces contrastes se manifestaient à travers les ornements, les fenêtres et autres portes témoignage d’un artisanat ancestral. Le tout m’est alors apparu comme un ensemble harmonieux et paisible dont les rues étroites forment un labyrinthe que seuls les locaux sont à même de cerner.

Cet aspect ancien et pittoresque de la ville de Tunis que j’eusse découvert à travers la Médina, contrastait avec la modernité du centre-ville. En effet, la réalité urbaine de la ville laissait transparaître le dynamisme et l’architecture beaucoup plus contemporaine du centre. Le symbole en est l’avenue Habib Bourguiba. Cette dernière, centre urbain névralgique fut inspirée par l’avenue des Champs-Elysées. Ces longues et larges allées font place à de grandes enseignes, des hôtels et autres bâtiments modernes et colorés. Parmi eux, l’ambassade de France devant laquelle défilent les fameux « tram » aux couleurs vertes.

Je retrouvai alors cette même « blancheur des maisons » dans l’un des endroits les plus pittoresques qu’il me fut amené à voir en Tunisie, à savoir Sidi Bou Said et son fameux « Café des délices ». Un village perché sur les hauteurs qui n’est pas sans rappeler Santorin en Grèce ou encore Chefchaouen au Maroc. Ce hameau m’offrit alors ici aussi un panorama et une vue surprenante sur la mer et les alentours.

Mon voyage se conclut alors sur une note plus balnéaire par la visite de Hammamet. Sa médina aux allures de ville factice sorti d’un conte des milles et une nuit fut un magnifique voyage dans l’architecture tunisienne. Les allées étroites jonchées de vendeurs de souvenirs laissaient entrevoir par moment des petits espaces de tranquillité organisés autour de fontaines.

A la sortie de la médina, l’air marin m’invita alors à me prélasser sur ces bandes de sable fin qui habillent les côtes. Les plages s’associant à la clarté de l’eau et au soleil de plomb composaient alors un cadre presque idyllique.

Remerciement spécial à l’association EMA Sorbonne qui est à l’origine de ce voyage.

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Flânement vôtre,

Imran.

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2 Comments

  1. L 5 juin 2017

    Je lis hasardeusement tes articles depuis le début de cette “aventure littéraire”.
    Je trouve que c’est divertissant mais un peu lourd dans l’écriture, tu t’attardes par exemple ici plus sur l’alourdissement de ta prose que sur le sujet lui-même.
    Utiliser de jolis mots pour un joli voyage est une chose, mais l’apposition de termes spécialisés ou adjectifs dithyrambiques crée un effet pompeux, comme si j’utilisais les termes “galimatia amphigourique” pour résumer l’idée de lourdeur…
    Attention également aux rares, mais néanmoins présentes, fautes d’orthographe qui viennent’ entraver une lecture fluide et peiner les littéraires que nous sommes.
    Bonne continuation néanmoins pour la suite et toutes mes amitiés.

    • Imran Yazidi 5 juin 2017 — Post Author

      Merci beaucoup pour cet avis !
      Je prend note et tâcherai de faire plus attention à la lourdeur de mon écriture et à cet effet pompeux. L’exercice littéraire étant au coeur de ce que j’essaye de faire, il reste néanmoins secondaire. Les mots étant uniquement au service du sujet, ils servent avant tout à sublimer des objets et intérêts qui autrement ne seraient pas attirants.

      En espérant ne pas avoir perdu un lecteur hasardeux.
      Flânement vôtre,
      Imran.

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