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Flâner à Palerme

Un nouveau mois ? Un nouveau voyage ? Une nouvelle destination ?
Après une année riche de travail sur les bancs de la Sorbonne et avant de commencer le rituel job étudiant de la saison estivale, je disposais d’un aparté propice à une folle envie de me saisir de mon passeport et de prendre le premier vol pour un horizon inconnu, trop peu connu, la Sicile et sa capitale Palerme.

Je quittai alors Paris et sa canicule pour cette île de la Méditerranée, voisine de l’Italie. Une île qui ne m’apparaissait qu’au détour de mes cours d’histoire de la Méditerranée au travers desquels je m’initiais au destin de ce territoire aux allégeances et destinés nombreuses. En effet, la Sicile fut très tôt l’objet de convoitises d’abord par les Phéniciens, puis par les Grecs, les Romains, les Arabes, les Normands et autres nations d’Europe durant l’époque moderne pour enfin devenir une partie intégrante de l’Italie.

Ce mélange des cultures et cette richesse historique sont assumés. Palerme en est le reflet. La capitale de la Sicile en est devenue un musée à ciel ouvert, deuxième plus grand centre historique (après Lisbonne). Elle donnait à voir fontaines, cathédrales, monastères, jardins et autres monuments symboles de la richesse et des influences du patrimoine sicilien.

Palerme est une ville atypique, aux allures de station balnéaire, entre mer et montagne. Cette dualité quasi omniprésente se ressentait et s’observait dès la sortie de l’avion. Cette configuration géographique avantageuse créait alors un cadre pittoresque propice à l’évasion : on se sent réellement en vacances.

Au cœur du centre, une autre dualité s’offrait à moi. Celle-ci, contrairement à l’autre qui était naturelle, était ici urbaine. La logique de la ville donnait en spectacle une cohabitation paradoxale entre pauvreté et richesse. Quartiers chics et populaires se côtoient et se jonchent.

Les grandes avenues faisaient places à des boutiques aux enseignes luxueuses lorsque les petites rues étroites mettaient en exergue des scènes de vie typiques : des femmes qui étendaient leur linge à la fenêtre, des bars cachés où se rejoignaient les locaux mais aussi un marché populaire où les stands ne laissaient qu’assez de place au passage pour une personne.

Plus on s’éloignait des grands axes touristiques que représentent la Piazza Politeama, le Teatro Massimo ou encore la cathédrale de Palerme, plus on se retrouvait au contact d’une population cachée au détour de ces ruelles aux murs colorés. Ces derniers ornés d’œuvres de street-art laissaient parfois place à des graffitis « No Mafia » entérinant ainsi le mythe mafieux napolitain. Au détour de ces ruelles, il ne fut pas rare de tomber sur des habitations de fortune devant lesquelles stationnaient ici et là des triporteurs.

Des triporteurs il y en a énormément à Palerme. Ces derniers permettent aux habitants de se mouvoir facilement dans les rues étroites de la ville. Ces véhicules sont le moyen de locomotion le plus prisé notamment parmi les vendeurs de fruits et légumes. Nombreux dans la ville, j’en trouvais à presque tous les coins de rue, une occasion pour moi de consommer local : des barquettes de cerises, abricots et autres fruits à moins d’un euros, une aubaine.

Un abricot à la main, sous la chaleur étonnement agréable de la ville, les rues nous emmenèrent à découvrir les monuments de la ville. Près du vieux port, le jardin botanique et ses magnolias géants appelés aussi figuier étrangleur ou ficus macrophylla mettent en avant la flore impressionnante de la Sicile. Ces arbres monumentaux et majestueux sont disséminés un peu partout dans la ville et dans les parcs où ils règnent en maître.

Notre balade nous fit faire escale à l’église Saint-Jean-des-Ermites, reconnaissable par ses dômes rouges. Se faisant, nous traversâmes la place des quatre fontaines pour alors monter jusqu’à la cathédrale de Palerme. Véritable symbole de la capitale sicilienne, elle surplombe le centre historique, offrant ainsi un panorama somptueux sur le port et la ville. L’architecture de cet édifice religieux monumental est une parfaite combinaison des influences arabo-normandes que connu l’île. Il n’est donc pas anodin si à quelques pas de là fut construit le palais des Normands, résidence des rois normands de Sicile, désormais siège du parlement.

Le palais normand fait face à une ménagerie : le parc d’Orléans, qui fut construit sous la domination française de Louis-Philippe d’Orléans. Ce parc tel un zoo met particulièrement en avant des oiseaux. Malgré le triste spectacle de la captivité, le parc présente des animaux d’une rare beauté.

J’évoquais plus haut le panorama qu’offrait le toit de la cathédrale de Palerme, mais c’est à Monreale que je capturai la plus belle vue de Palerme qui me fut donnée de voir.

Ce petit village à quelques kilomètres de la capitale surplombait toute la plaine de la « coquille d’or ». Cette cuvette entourée de montagnes avec à son bout la mer et la capitale sicilienne. Ce village disposait lui aussi d’un monument phare, une cathédrale très similaire à celle de Palerme. Près de celle-ci se trouvait un monastère dont le cloître orné de piliers décorés se distinguait par sa beauté.

Ce voyage à Palerme manquait jusqu’alors d’une touche balnéaire. La destination baignade à Palerme se nomme Mondello. Une petite ville voisine où se retrouvent locaux et touristes pour se baigner dans une eau turquoise.

Sur la route de Mondello, le trajet aux airs de randonnée nous fit tomber sur la Palazzina Cinese. Un petit palais d’inspiration asiatique plus particulièrement chinoise. Cette « palazzina » se situe au bout d’un long jardin dît de « la favorite ». Un palais dont l’histoire me rappelait celle du Taj Mahal, construit par un roi sicilien en l’honneur de sa femme.

En somme, Palerme se révéla être une fabuleuse surprise. Une ville de bord de mer où la Sicile se donne à voir au travers de sa population, de ses monuments et de son histoire. Soit, une ville pittoresque, riche et originale construite par ses dualités qui fondent son charme. Sans oublier son climat agréable et son urbanisme qui donne lieu à des balades où l’on se surprend à contempler des bâtisses colorées aux détours de petites ruelles vides de monde.

N’hésitez pas à partager l’article pour faire découvrir Palerme à vos amis mais aussi à me suivre sur Facebook et Instagram pour voir mes outfits durant ce voyage.

Flânement vôtre,

Imran.

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